
Réponse courte : Une maison n’est pas « trop étanche » simplement parce qu’elle comporte peu de courants d’air. L’étanchéité réduit habituellement le gaspillage d’énergie et améliore le confort. La vraie question est de savoir si la maison possède une ventilation planifiée suffisante pour évacuer l’air humide et vicié et faire entrer de l’air frais. La condensation, la moisissure, les odeurs persistantes, les chambres étouffantes ou l’humidité constante justifient une vérification, mais ne prouvent pas une cause unique.
Les fenêtres modernes, l’isolation, le calfeutrage, la mousse pulvérisée et les travaux d’étanchéité peuvent rendre une maison beaucoup moins perméable. C’est généralement positif. Des problèmes peuvent toutefois apparaître si l’on ne vérifie pas les ventilateurs de salle de bain, la hotte de cuisine, l’air de combustion et la ventilation de toute la maison.
Santé Canada indique que les maisons étanches ont besoin d’une ventilation mécanique pour maintenir une bonne qualité de l’air intérieur. Ressources naturelles Canada distingue également la ventilation contrôlée des fuites d’air aléatoires : les fissures peuvent gaspiller de la chaleur sans amener l’air frais aux pièces qui en ont besoin.
Signes que votre maison a peut-être besoin de ventilation
Recherchez des tendances plutôt qu’un seul symptôme :
- Condensation sur les fenêtres en hiver
- Moisissure ou endroits humides près des fenêtres, salles de bain ou sous-sols
- Odeurs de cuisson ou de salle de bain qui persistent
- Chambres étouffantes le matin
- Humidité intérieure qui demeure élevée
- Odeurs de renfermé au sous-sol
Ces signes peuvent aussi venir d’un sous-sol humide, d’une fuite de toiture, d’un ventilateur faible, d’une sortie obstruée ou d’un problème d’enveloppe. Il faut examiner ces possibilités en parallèle.
Étanchéité et ventilation : deux fonctions différentes
L’étanchéité à l’air réduit les mouvements incontrôlés par les fissures, les joints et les pénétrations. La ventilation fait entrer l’air extérieur et évacue l’air vicié par un parcours planifié. L’une ne remplace pas l’autre.
Ressources naturelles Canada estime que les fuites d’air peuvent représenter une part importante des pertes de chaleur d’une maison typique. Laisser les fuites ouvertes ne garantit pas que l’air frais atteindra les chambres, les salles de bain ou les autres pièces occupées. Une meilleure séquence consiste à sceller les fuites indésirables, puis à prévoir une ventilation contrôlée là où elle est nécessaire.
Cela compte après des travaux importants. Une maison qui semblait correcte avant le remplacement des fenêtres, l’isolation du grenier, la mousse ou le calfeutrage peut ensuite montrer de la condensation ou de l’air vicié parce que son débit d’air accidentel a changé.
Commencez par une évaluation
Une évaluation énergétique ÉnerGuide peut comprendre un test d’infiltrométrie. Ce test mesure les fuites d’air et aide à localiser les principales zones de fuite. Il peut aider à répondre aux questions suivantes :
- Où l’air chauffé ou climatisé s’échappe-t-il?
- Quel est le niveau d’étanchéité après les rénovations?
- Y a-t-il un risque de dépressurisation ou de combustion?
- Le système de ventilation doit-il être équilibré ou examiné?
Santé Canada recommande de mesurer l’étanchéité avant d’ajouter un système de ventilation à une maison existante. Demandez les résultats et une explication claire de ce qu’ils démontrent.
Le rôle d’un VRC ou d’un VRE
Un ventilateur-récupérateur de chaleur (VRC), parfois appelé échangeur d’air, fait entrer l’air extérieur et évacue l’air vicié. Avant son évacuation, l’air vicié transfère une grande partie de sa chaleur à l’air frais entrant.
Un ventilateur-récupérateur d’énergie (VRE) fonctionne de façon semblable et transfère aussi une partie de l’humidité entre les deux flux d’air. Le bon choix dépend de la maison, du climat, de l’humidité et de la conception de la ventilation. Le débit doit être équilibré : un appareil mal mis en service peut modifier la pression de la maison et réduire son rendement.
Greenfoot évalue les maisons et installe des VRC et des VRE dans ses régions de service grâce à son service de qualité de l’air intérieur et ventilation.
Pourquoi ouvrir les fenêtres ne suffit pas
Ouvrir une fenêtre peut apporter un soulagement temporaire, mais le froid hivernal rend la méthode irrégulière. Santé Canada souligne que la ventilation par les fenêtres peut augmenter les coûts de chauffage ou de climatisation et rendre l’humidité plus difficile à gérer. Le ventilateur de salle de bain, la hotte et le système de ventilation de toute la maison ont des fonctions différentes.
La ventilation mécanique permet de mieux contrôler la quantité d’air déplacée et l’endroit où l’échange se produit. Elle doit toutefois être conçue, équilibrée et entretenue selon les instructions de l’appareil.
Surveillez la pression de la maison
Les hottes, ventilateurs de salle de bain, sécheuses, foyers, poêles à bois et appareils à combustion déplacent tous de l’air. Dans une maison étanche, de grands ventilateurs peuvent créer une pression négative s’il n’y a pas assez d’air de compensation.
Cela peut contribuer au refoulement des cheminées ou des appareils à combustion et soulever des préoccupations liées au monoxyde de carbone. Faites vérifier les appareils à combustion et les besoins d’air de compensation par un professionnel qualifié. Testez et entretenez les avertisseurs de fumée et de monoxyde de carbone.
La ventilation ne remplace pas le dépistage du radon
Le radon est invisible et inodore. La ligne directrice de Santé Canada est de 200 Bq/m³. La ventilation peut réduire le radon dans certaines maisons, mais Santé Canada indique que son efficacité à cette fin est limitée.
Traitez le radon comme un enjeu distinct de qualité de l’air : faites tester la maison et, si le résultat dépasse la ligne directrice, consultez un professionnel certifié en atténuation du radon.
L’humidité : trop ou pas assez
La condensation hivernale, les surfaces humides et la moisissure peuvent indiquer un excès d’humidité intérieure. À l’inverse, une ventilation excessive durant un hiver froid peut rendre l’air inconfortablement sec et augmenter la demande de chauffage.
- Faites fonctionner le ventilateur de salle de bain pendant et après la douche.
- Utilisez la hotte pendant la cuisson.
- Gardez les filtres du VRC ou du VRE propres.
- Suivez le calendrier d’entretien du fabricant.
- Faites vérifier le débit si la condensation, la sécheresse ou l’air vicié persistent.
Un système qui déplace trop ou trop peu d’air peut nécessiter un réglage. Ne modifiez pas les débits au hasard : faites évaluer et équilibrer le système.
Les programmes varient selon la province
Au Nouveau-Brunswick, SaveEnergyNB affiche actuellement un incitatif de 200 $ pour un ventilateur-récupérateur de chaleur ENERGY STAR admissible dans le cadre du programme Total Home Energy Savings. Des exigences s’appliquent; vérifiez-les avant les travaux.
En Nouvelle-Écosse, l’évaluation énergétique résidentielle d’Efficiency Nova Scotia aide à repérer les fuites et les possibilités d’amélioration avant les travaux.
L’Î.-P.-É. continue de fournir de l’information sur les évaluations énergétiques résidentielles. Les règles d’incitatifs changent; confirmez l’admissibilité actuelle d’un VRC ou d’un VRE.
Le programme takeCHARGE pour les VRC à Terre-Neuve-et-Labrador affiche les critères et les détails actuels. Vérifiez le montant et les conditions au moment de la demande.
En Colombie-Britannique, les exigences du programme Energy Savings de Better Homes comprennent des conditions liées à la ventilation lorsqu’elle accompagne certains travaux admissibles. L’aide dépend du revenu, de la propriété, de l’appareil et des règles du programme.
Par où commencer?
Si votre maison est pleine de courants d’air, examinez l’étanchéité et l’isolation. Si elle est étouffante, présente de la condensation hivernale ou développe des problèmes d’humidité après des travaux, examinez la ventilation. Pour une maison neuve ou rénovée, une évaluation ÉnerGuide et un test d’infiltrométrie valent mieux que des suppositions.
Examinez ensemble l’extraction des salles de bain et de la cuisine, l’humidité, les appareils à combustion, la protection contre le monoxyde de carbone, le radon et la ventilation complète. Plusieurs symptômes à la fois justifient une évaluation coordonnée du bâtiment et de la qualité de l’air intérieur.
Pour obtenir de l’aide, consultez le service Greenfoot de qualité de l’air intérieur et ventilation.
